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Assurance Dépendance : comparez et choisissez la meilleure !

L’assurance dépendance est un contrat de prévoyance qui permet au souscripteur de bénéficier de garanties spécifiques afin que les conséquences financières qu’entraîne la perte d’autonomie soient au moins en partie prises en charge. En France, peu de seniors ont contracté ce type de contrat pour le moment. Un projet de loi en rapport avec la perte d’autonomie était prévu mais s’est retrouvé en stand-by pour cause de pandémie de Coronavirus (Covid-19), le Gouvernement ayant d’autres chats à fouetter en ce premier semestre 2020… Faisons le point sur ce que prévoit l’assurance dépendance et s’il faut ou non y souscrire.

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Qu’est-ce que l’assurance dépendance ?

L’assurance dépendance est un contrat de prévoyance facultatif, mais elle est de plus en plus vivement recommandée. L’allongement de la durée de vie n’est pas sans conséquences sur l’autonomie des personnes âgées si bien que la perte d’autonomie est un sujet au cœur des débats. Même si de nombreux progrès ont été faits pour limiter les risques d’incapacités lourdes, de nombreux troubles fonctionnels et/ou cognitifs impactent encore considérablement l’autonomie des seniors mais aussi parfois de jeunes adultes qui deviennent peu à peu dépendants.

Dans notre pays, le coût de la perte d’autonomie est évalué à une trentaine de milliards d’euros. Un cinquième de cette somme colossale est supportée par les ménages et ce sont les pouvoirs publics qui en assument 80 %. Ce risque de dépendance étant en évolution, son coût est un véritable défi économique. Les possibilités de financement de la perte d’autonomie étant limitées tant au niveau des familles que de la Sécurité Sociale et de l’Etat, le sujet est sur la sellette.

Quels organismes proposent une assurance dépendance ?

Pour le moment, certaines mutuelles incluent dans leurs contrats de complémentaire santé une garantie dépendance et les fonctionnaires peuvent se voir proposer ce genre de contrat par les mutuelles de la Fonction Publique. Par exemple, la Tutélaire est l’une des mieux placées sur le segment puisqu’elle est spécialisée dans le domaine de la prévoyance depuis plusieurs décennies et couvre plus spécifiquement la dépendance. On peut également citer la Mutuelle des Forces de Sécurité ou MGP qui inclut à ses contrats ce type de garantie.

En cas de perte irréversible d’autonomie, ces organismes versent à vie à leurs souscripteurs une allocation mensuelle dont le montant est stipulé au contrat. Certains n’appliquent pas de franchise en cas de pathologie neurodégénérative comme c’est le cas si un adhérent est atteint de la maladie d’Alzheimer, d’une sclérose en plaque (SEP) ou encore par exemple de la maladie de Parkinson.

Il faut aussi noter que des entreprises souscrivent pour leurs salariés des contrats de prévoyance. Enfin, certains contrats d’assurance-vie ou encore des contrats d’épargne peuvent contenir une garantie complémentaire permettant à l’intéressé de percevoir en cas de perte d’autonomie une rente viagère.

Comment choisir une assurance dépendance ?

Comme pour tout type d’assurance, il est nécessaire de commencer par définir ses besoins sans toutefois négliger l’anticipation. Pour choisir une assurance dépendance, il faut bien sûr tenir compte du montant des cotisations mais pas uniquement, loin s’en faut. L’assurance dépendance est une sorte de filet de sécurité dont on a besoin lorsque l’état de santé se dégrade au point de devoir être pris en charge et accompagné par un aidant, faire adapter son domicile, bénéficier de soins spécifiques ou bien encore intégrer un établissement dédié.

Le questionnaire médical avant souscription

Dans la grande majorité des cas, au moment de la souscription, l’intéressé âgé de plus de 50 ans doit produire un questionnaire médical dûment rempli par un médecin ou par le médecin Conseil de l’assureur. Selon les résultats du bilan de santé, une surprime peut être appliquée, voire une réduction des garanties et il est même possible de se voir refuser la demande.

Un niveau de prise en charge suffisant

En cas de perte d’autonomie, l’adhérent peut percevoir soit une rente, soit un capital. Il est nécessaire de prendre le temps de bien réfléchir afin de choisir la formule la mieux adaptée en cas d’aléa. Il est en effet constaté qu’un montant supérieur à 2 000 € par mois est indispensable à une personne ayant perdu son autonomie, qu’elle reste à son domicile ou réside dans un établissement spécialisé pour les personnes dépendantes. Cette somme exorbitante est un reste à charge.

Il faut donc prendre en compte ses revenus et les aides éventuelles comme l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) par exemple pour évaluer le plus justement possible le niveau de capital ou de rente souhaité et faire en sorte qu’il soit suffisant pour se prémunir contre les conséquences financières dues à la perte d’autonomie. Au moment de choisir un contrat d’assurance dépendance, il peut aussi être utile d’opter pour des prestations complémentaires de prévention et d’assistance.

Comparer pour mieux choisir

Toute la difficulté réside dans l’évaluation des risques de dépendance, et à ce propos, chaque mutuelle proposant ce type de contrat commercialise ses propres formules, avec une évaluation du niveau de dépendance propre à chacune puisqu’il n’existe pas de règle commune en termes de critères. Les professionnels de l’assurance se reportent soit à la grille AGGIR, soit à la grille AVQ, et tous les assureurs ne considèrent pas nécessairement qu’un adhérent qui perçoit pourtant l’APA est dépendant.

Prix de l’assurance dépendance

Les cotisations augmentent avec l’âge de l’intéressé au moment de la souscription, autrement dit plus celle-ci intervient tardivement, plus le coût de l’assurance dépendance est élevé puisque l’on considère que les risques de perte d’autonomie augmentent avec le temps. Si les cotisations sont en moyenne de 40 €/mois pour un assuré de 55 ans, elles passent à 80 ou 100 €/mois au minimum pour un adhérent de plus de 60 ans. A noter que l’âge limite de souscription est généralement de 70 ans, mais peut atteindre au grand maximum 77 ans.

Il est possible de choisir d’être indemnisé en cas de dépendance partielle ou de dépendance totale. Ce niveau de garantie impacte bien évidemment le coût de l’assurance.Ce qui pèse également dans la balance, est le niveau d’indemnisation pour lequel opte l’assuré et qui lui sera versé en cas de dépendance, soit sous forme de rente, soit sous la forme d’un capital. Le prix de la cotisation prend aussi en compte les prestations incluses au contrat, comme par exemple l’assistance.

Enfin, une revalorisation annuelle de la prime d’assurance dépendance n’est pas exclue. Elle peut être décidée par l’assureur en fonction de différents critères comme par exemple l’augmentation des prestations servies, la valeur du point AGIRC, le plafond de la Sécurité Sociale ou encore l’indice des prix à la consommation Insee, etc. Quant à la revalorisation du montant de la rente, elle n’est pas automatique, sachant que certains contrats ne prévoient pas ce cas de figure alors que d’autres fixent un indice de référence.

Carence et franchise, des délais à prendre en compte

On recommande aux personnes intéressées de commencer par demander plusieurs devis afin de comparer les services, les prestations, les rentes et capitaux garantis, la franchise ainsi que le coût des cotisations. Pour ce faire, le meilleur moyen est de recourir à un comparateur d’assurances dépendance, un outil gratuit, facile d’utilisation et qui permet en quelques clics de recevoir sans aucun engagement plusieurs solutions de couverture prévoyance.

Le délai de carence est également un critère de comparaison très important puisque durant cette période, l’adhérent ne peut bénéficier d’aucune couverture. Selon l’assureur, le délai de carence peut être fixé à 1, 2 voire 3 ans. Pour rappel, dans le cas d’un délai de carence, si l’assuré est atteint d’une maladie neurodégénérative au cours de cette période de latence, aucune rente ou aucun capital ne peut lui être versé par l’assureur.

Si une franchise est appliquée, l’assuré qui présente un état de dépendance ne recevra son indemnisation qu’à l’issue de la période stipulée au contrat, sachant qu’elle aussi varie d’un assureur à l’autre.

Le degré de perte d’autonomie

Les garanties s’activent en fonction du degré de dépendance que présente l’assuré, mais il varie en fonction du contrat choisi ou tout simplement de l’assureur. Quoiqu’il en soit, les professionnels considèrent qu’il existe deux niveaux de perte d’autonomie, celle-ci pouvant être jugée partielle ou lourde. Est considérée comme partielle, la dépendance qui empêche la personne d’effectuer seule deux voire trois actes de la vie quotidienne, et lourde celle qui nécessite une prise en charge totale ou presque car l’assuré ne peut plus effectuer seul la quasi-totalité des gestes de la vie courante.

L’assurance dépendance : quid du projet de loi en cours ?

La perte de dépendance coûte cher et un effort individuel semble être nécessaire pour combler les besoins des personnes présentant des troubles qui ne leur permettent plus de vivre de façon autonome. Or, cela implique d’augmenter les cotisations des assurances santé et le danger est de dissuader les personnes bien-portantes à souscrire. C’est donc prendre un risque de voir, à plus ou moins court terme, des hommes et des femmes mal assurés pour des raisons financières.

A l’heure actuelle, l’assurance dépendance est encore ultra confidentielle, et l’on dénombre seulement trois millions de souscripteurs dans notre pays. On peut classer les Français en trois groupes bien distincts et à peu près égaux en nombre d’individus : ceux qui peuvent financièrement s’assurer pour être protégés en cas de dépendance, ceux qui n’en ont pas les moyens et enfin ceux qui jugent ne pas avoir besoin aujourd’hui de souscrire un contrat d’assurance dépendance.

Il reste encore à trouver des solutions accessibles à tous - afin de ne pas creuser les inégalités -, des alternatives à l’Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) dont pourraient bénéficier les personnes ne pouvant plus vivre seules. Par exemple, la Mutuelle familiale préconise un accès pour tous à ce type de couverture en la rendant obligatoire, ce qui permettrait de réduire les inégalités.

L’enjeu est de pouvoir diminuer le reste à charge des familles, en repensant le financement de la dépendance, sachant qu’en plus la perte d’autonomie impacte les conditions de travail du personnel des Ehpad. Aujourd’hui, nous ignorons si le projet de loi sur le Grand âge et la perte d’autonomie verra prochainement le jour car les conséquences du Covid-19 risquent de retarder considérablement les réformes prévues par le Gouvernement.

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