Comment anticiper une perte d'autonomie ?

Comment anticiper une perte d'autonomie ?

L’assurance dépendance est probablement le moyen le plus simple de se prémunir contre la perte d’autonomie.

Aujourd’hui, la survenue d’une situation de dépendance est mal vécue et insuffisamment préparée. Pourtant, des solutions existent pour anticiper la perte d’autonomie. Voici quelques pistes à étudier.

Méthode d’évaluation de la perte d’autonomie

Le degré de dépendance est évalué à l’aide de l’AGGIR (Autonomie, Gérontologie, Groupe Iso Ressources), également utilisée pour les demandes d’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Cette grille permet de mesurer les capacités d’une personne âgée à accomplir 10 activités corporelles et mentales (dites activités discriminantes) et 7 activités domestiques et sociales (dites activités illustratives) destinées à apporter des informations complémentaires à l’évaluateur pour mieux appréhender sa situation globale.

La personne évaluée est classée dans un GIR selon son degré de perte d’autonomie.

Les demandeurs classés dans les GIR 1 à 4 peuvent prétendre à l’APA. Ceux classés dans les GIR 5 et 6 ne peuvent pas obtenir l’APA mais sont en droit de demander une aide-ménagère ou une aide auprès de leur caisse retraite. En cas d’évolution de leur état de santé, ils peuvent faire réévaluer leur situation en envoyant un courrier aux services du département.

Quelles solutions pour anticiper la perte d’autonomie ?

De plus en plus de personnes se retrouvent en situation de dépendance des suites de la vieillesse, d’une maladie ou d’un accident. Plusieurs solutions existent et permettent d’anticiper le risque lié à la perte d’autonomie :

1 - Aménager le logement

En cas de dépendance, c’est toute l’organisation de l’habitation qui doit être repensée. Il faut notamment prévoir les déplacements dans le logement en achetant un matériel de déambulation ou en fixant des barres de maintien.

Parmi les travaux à envisager figure également l’aménagement de la salle de bain et des toilettes pour faciliter les gestes du quotidien et minimiser les risques de chutes. A ce sujet, un dispositif de téléalarme peut s’avérer nécessaire.

Enfin, les personnes dépendantes font généralement appel à un service d’aide à domicile pour être soutenues dans leurs tâches quotidiennes.

Ainsi, si vous vivez dans une maison, vous pouvez anticiper la perte d’autonomie en améliorant l’agencement de votre rez-de-chaussée pour faciliter vos déplacements futurs. N’hésitez pas à consulter un ergothérapeute pour obtenir des conseils sur l’aménagement de votre logement.

2 - Se faire accompagner par un aidant familial

L’aidant apporte son soutien à une personne dépendante dans l’accomplissement des actes essentiels de la vie courante.

L’aidant familial vient en aide à une personne faisant partie de son entourage proche. Il peut s’agir de son conjoint, de son concubin, de son partenaire, d’un ascendant/descendant ou de toute personne avec qui il entretient des liens étroits et stables.

Sur le plan financier, la personne dépendante a le choix entre rémunérer l’aidant familial si elle est bénéficiaire de l’APA ou employer l’aidant familial en tant qu’aide à domicile dans le cas contraire.

3 - Passer par des associations

Plusieurs associations accompagnent les personnes âgées dans l’amélioration ou l’adaptation du domicile. C’est par exemple le cas de Soliha qui apporte des conseils techniques ainsi qu’une aide dans les démarches par la mise en place d’un plan de financement adapté aux besoins du demandeur. Celui-ci comprend une évaluation au domicile de la personne dépendante, la rédaction de préconisations, l’envoi de techniciens pour estimer les changements possibles, la demande d’aides financières pour l’aménagement du logement. En effet, il faut savoir que les personnes propriétaires de leur logement et qui y résident ou le louent peuvent prétendre à une subvention correspondant à 35 à 50 % du montant des travaux d’aménagement du logement liés à la perte d’autonomie, selon leurs ressources.

De son côté, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) propose un Plan d’Actions Personnalisées (PAP) aux personnes âgées de 55 ans et plus titulaires d’une retraite au régime général à titre principal. Cette demande d’aide, qui se traduit par l’installation de la téléassistance, des aides techniques et humaines ainsi qu’une aide financière pour l’aménagement du domicile, se fait auprès du Conseil régional.

Outre Soliha et la CNAV, d’autres organismes sont susceptibles d’accompagner les personnes qui souhaitent anticiper une perte d’autonomie : l’Agence nationale ou départementale pour l’information sur le logement (ANIL ou ADIL), la Fédération nationale d’habitat et de développement, la Mutuelle Sociale Agricole (MSA).

4 - Bénéficier de réductions d’impôt

La réalisation de travaux d’adaptation du logement donne droit à un crédit d’impôt de 25 % de l’investissement. Un plafond de 5000 euros s’applique pour les personnes célibataires, de 10 000 euros pour les couples.

5 - Penser à la téléassistance

Pour être secouru rapidement en cas de chute ou de malaise, il est conseillé de se tourner vers un service de téléassistance. Généralement matérialisé par un bouton d’appel, il vise à faciliter le maintien à domicile des personnes âgées et à rassurer les proches.

Autre solution : l’assurance dépendance

Pour se prémunir financièrement contre le risque de perte d’autonomie, il est possible de souscrire une assurance dépendance. Ce contrat prévoit le versement d’un capital ou d’une rente viagère en cas de dépendance totale ou partielle et en contrepartie du versement de cotisations régulières. La somme obtenue dans le cadre de l’assurance dépendance s’ajoute aux aides publiques et à la pension de retraite ou d’invalidité utilisées pour régler les dépenses mensuelles en lien avec la perte d’autonomie.

En plus d’une rente ou d’un capital, l’assurance dépendance offre des services complémentaires comme un soutien psychologique pour les aidants, une assistance dans les démarches administratives ou la recherche d’une place dans un établissement adapté à l’état de santé de la personne assurée.

Le plus souvent, l’assurance dépendance est souscrite entre 50 et 75 ans, sachant que plus la souscription intervient tôt, moins les tarifs sont élevés.

Avant de souscrire à ce contrat, il est conseillé de vérifier les modalités d’évaluation du degré de dépendance qui peuvent différer d’une compagnie à l’autre. Dans l’idéal, mieux vaut opter pour une assurance se basant sur la grille AGGIR. L’existence d’un délai de carence et/ou de franchise doit également être prise en compte dans le choix du contrat.

 
 

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